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L'Agrithéâtre,

L'Agrithéâtre,

le lieu culturel qui se construit avec ceux qui sont là


"Nous construirons l'hacienda" Lecture de textes de Guy Debord -

Publié par Agrithéâtre sur 12 Septembre 2020, 08:23am

"Nous construirons l'hacienda"  Lecture de textes de Guy Debord -

"Nous construirons l'hacienda" 

textes lus par

Jean-Luc Axelrad
Eliane Davy
Benjamin Sisqueille

Montage de Jean Luc Axelrad

Guy DeBord | Guy DeBord: author of La Société du spectacle | giveawayboy |  Flickr
 

Durée : 50 minutes - Libre participation
 

Dates : Vendredi 25 Septembre

à 20h30


Dimanche 27 septembre

à 17h

 

L’Agrithéâtre se détermine par sa pratique, allant de la résidence d’artiste, passant par l'accueil de compagnies amateurs ayant une démarche théâtrale engagée, jusqu’à celle de professionnels en rupture plus ou moins radicale avec le système institutionnel. C’est un lieu où se croisent des tendances, où se mettent en mouvement des questionnements sur les représentations de notre humanité.

Pour l’instant ce lieu est en construction, son public est divers, il est souple. Le principe de refus des subventions est une décision politique qui part d’une réflexion précise sur la démocratie et sur la culture.

 L’Agrithéâtre invite à la pratique d’expériences théâtrales, en marge des parcours classiques où le dossier de subventions soumet les choix artistiques aux décisions d’une technocratie culturelle. Il faut décidément porter une réflexion sérieuse sur le lien qu'interroge  la culture entre ces deux questions non résolues à ce jour « qu’est ce que l’humanité » qui a comme corollaire « qu’est ce que le pouvoir ».

Le situationnisme  fait partie des courants de cette réflexion, et, si Debord n’est pas un théoricien du théâtre, il l'est du spectaculaire ; le théâtre étant un des arts du spectaculaire et non le moindre, puisque sa matière pour représenter la vie est le vivant lui même, il semble évident que l’Agrithéâtre convoque la pensée de Debord, et prête alors le flanc à la critique bien pensante du spectaculaire intégré. Pour l’Agrithéâtre il est naturel de poser ces questions,  pour les réfléchir et les penser à nouveau. Le problème n’étant pas de « changer le monde, ou la vie », mais d’en permettre une véritable lecture artistique critique ( du monde et de la vie).

C’est avec grand plaisir que L’Agrithéâtre accompagne la démarche de lecture proposée par JL Axelrad

Se questionner ensemble est nécessaire, dans ce moment où les crises deviennent un phénomène répétitif , voire de coercition

B. Sisqueille - DA de l'Agrithéâtre

Nous construirons l’Hacienda

 

Une lecture de textes de Guy Debord dans un théâtre ? Quel contresens  diront certains, en précisant que Debord a toujours critiqué le spectacle, le théâtre, la représentation, la non-intervention.

Non, il n’y a pas de contresens puisque cette lecture se fera à l’Agrithéâtre, c’est à dire un lieu où il est possible d’être en rupture avec l’habitude au spectacle, où toutes les formes fixes du théâtre peuvent être détournées.

La lecture que nous proposons écarte d’ailleurs la plupart des moyens qu’un théâtre classique serait rapidement tenté d’offrir. Aussi, cherchant à privilégier le texte, elle se présentera dénuée de tout artifice permettant ainsi d’entendre la belle langue, parfois lyrique, de Guy Debord.

Seuls, couplets et refrains de L’Estaca de Lluis Llach viendront ponctuer la lecture.

 

Debord fut le fondateur de l’Internationale Lettriste puis de l’Internationale Situationniste. De son œuvre écrite a été retenue principalement La société du spectacle (1967) qui a connu un succès international et donnant jour à de trop nombreux malentendus. D’où la nécessité de revenir, par la lecture que nous vous proposons, à son oeuvre afin d’en apprécier la pertinence et l’incroyable actualité de ses analyses portant sur la société marchande où l’homme est devenu étranger à lui-même.

 

Jean Luc Axelrad

 

Nous construirons l’Hacienda: Le titre de cette lecture fait référence à la dernière phrase du très beau texte de l’ami de Debord, Ivan Chtcheglov, Formulaire pour un urbanisme nouveau , où est exposé le projet utopique d’une ville basée sur le jeu, et entièrement construite pour y dériver de façon continue.

Il faudrait considérer aujourd’hui l’Hacienda comme un lieu où l’on pourrait enfin se livrer joyeusement aux véritables divisions et aux affrontements sans fin de la vie historique.

L’Hacienda tirerait sa poésie de l’avenir, annonciateur de bouleversements perpétuels.

 

« Le monde possède déjà le rêve d’un temps dont il doit maintenant posséder la conscience  pour le vivre réellement. »

 

 

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