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L'Agrithéâtre,

L'Agrithéâtre,

le lieu culturel qui se construit avec ceux qui sont là


Tandis que les pouvoirs public s'acharnent, les baleines jouent dans les eaux tempérées des banquises qui fondent

Publié par Agrithéâtre sur 12 Octobre 2020, 22:12pm

Tandis que les pouvoirs public s'acharnent, les baleines jouent dans les eaux tempérées des banquises qui fondent

S'acharnent à éviter les réunions assassines, celles où l'effleurement de mains, le baiser furtif, donnent la mort. Et le théâtre, celui qui dérange, hé bien doit rester silencieux. Il ne s'agit plus d'une réunion de personnes motivées par la curiosité, mais de la constitution d'un cluster. 

C'est ainsi que nous allons devoir, ces quelques jours avant Noël, être rigoureux avec nos fidèles adhérents et leur faire porter masque et respecter le lavage au gel hydro, afin que notre préfet soit rassuré, mais il faut aussi noter avec soin tout le monde et savoir que si A attrape le virus, comme il était assis à côté de B, et est resté discuter longuement avec C, on doit pouvoir prévenir B et C de rester confinés etc....Mais il ne s'agit pas de contrôle, rassurez vous ! 

Si l'Agrithéâtre pouvait contaminer au virus de la culture, mais... n'est ce pas ce cluster là qui finalement dérange, d'être sur les talus  de l'officiel et en marge du  populaire ? 

Heiner Muller, un dramaturge est allemand du siècle précédent,  se plaisait à dire que ce qu'il adorait c'était les spectateurs qui se sentaient mal après ses spectacles. Il est vrai que l'époque était déjà réveillé par des mouvements artistiques puissants, et avant-gardistes qui  ne se sont pas trompés sur l'évolution sociale par ailleurs.  

Alors le 17, 18, 19 et 20 Décembre nous allons décliner notre Quantique des trottoirs, comédie futuriste sur une fin de siècle surprenante, puisque le système se bloque. Quel système, direz vous ? Appelez le comme vous voulez, moi je l'appelle l'Anthropique, avec ce jeu de sonorités très thermodynamique.  Le quantique des trottoirs, c'est poétique, drôle, tragique, baroque, pointilliste, théâtral, métaphysique enfantin, du théâtre pour que tous sortent de la avec le sourire, et de l'air frais plein les poumons. Cela aurait fait bondir Heiner Muller qui n'était pas un auteur de comédie.

Une bouffée de critique hors des réseaux, un réseau hors des supermarchés de  l'inculture. Une envie de rencontrer des baleines qui jouent dans une mer calme.

 Puisque que je le cite...

 Heiner Müller

Heiner Müller
Nationalité : Allemagne
Né(e) à : Eppendorf (Saxe) , le 09/01/1929
Mort(e) à : Berlin , le 30/01/1996
Biographie :

Heiner Müller est un dramaturge, directeur de théâtre, poète et anarchiste est-allemand.

Sa mère est ouvrière dans l'industrie textile, son père col blanc, membre du Parti social-démocrate. Il est arrêté en 1933, dès la prise de pouvoir de Hitler, une scène fondamentale dans la vie de Heiner Müller.

En 1944, Heiner Müller est mobilisé dans le Volkstürm, service obligatoire pour les hommes qui n'ont pas encore, ou n'ont plus, l'âge d'être au front : Il passe les derniers jours de la guerre au nord de l'Allemagne, subit les bombardements anglais.

En 1951, ses parents partent pour l'Ouest. Heiner Müller ne les suit pas. Il vit à Berlin, crapahute dans le journalisme, collabore à l'Union des écrivains, commence à écrire, mais c'est seulement en 1956, l'année de la mort de Brecht, qu'un texte de lui, La Croix de fer, est publié. Heiner Müller travaille à la revue Junge Kunst, et va déjà vers le théâtre.

Avec sa femme, Inge, il écrit la première version de Der Lohndrücker (Le Briseur de salaire), qui reçoit le prix Henrich Mann en 1959, mais, deux ans plus tard, l'année de la construction du mur de Berlin, sa nouvelle pièce, Die Umsiedlerin (L'Émigrante), est interdite après une seule représentation. Il est exclu de l'Union des écrivains. Et puis sa femme se suicide.

De 1970 à 1976, il est conseiller artistique au Berliner Ensemble, avant de passer à la Volksbühne. Bien qu'habitant dans une HLM sans grâce, toujours en butte aux tracasseries officielles, il mène une existence relativement privilégiée. Il voyage aux États-Unis, en Europe, et partout son œuvre est jouée.

En 1989, nommé président de l'Académie des arts de l'ex-RDA menacée de fermeture, il se trouve “ récupéré ”. Comme la plupart des intellectuels et notables ayant connu la gloire en RDA, il est couvert d'insultes.
On l'accuse d'avoir servi d'informateur à la Stasi. Il reconnaît avoir eu des contacts, d'ailleurs inévitables dans sa position.

En 1993, il est nommé à la direction du Berliner Ensemble.
Cet auteur parmi les plus importants du siècle est mort trop tôt, le samedi 30 janvier 1996, à Berlin, des suites d'un cancer, avant d'avoir monté en France l'une de ses pièces, Hamlet-Machine, comme il aurait dû le faire bientôt pour le Festival de Maubeuge, avant d'avoir écrit la pièce qui lui tenait le plus à cœur, dialogue de Hitler et de Staline en pleine bataille de Stalingrad.

Auteur est-allemand, il a, jusqu'à la chute du mur, refusé de s'exiler comme d'autres artiste
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