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Interview de Benjamin Sisqueille à Antenne d'Oc en Novembre 2016

Publié le par Agrithéâtre

Sur le site d'Antenne d'Oc, vous pouvez lire ou télécharger le fichier. Bonne écoute et n'oubliez pas les critiques, c'est important. Il vous suffit de poster un commentaire sur ce blog.

Merci à vous.

 

 

 

http://www.antenne-d-oc.fr/basePage.php?rub=2&ssRub=30

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Réunion de bureau de Prospective du visible.

Publié le par Agrithéâtre

Ordre du jour :

- Bilan Moral et artistique

- Bilan compta 2016

- Travaux et investissements

- Projet pour 2017

- Proposition diverses

La réunion a eu lieu. A noter que notre trésorière, Karine Lautier était absente et va démissionner pour cause d'emploi du temps surchargé.

La commission de sécurité a été convoqué, et notre conseiller artistique doit rédiger les plans en fonction des consignes que les pompiers nous ont adressé.

Ces plans sont en cours de rédaction et seront achevés courant Janvier 2017.

Les comptes font état d'un déficit de  1931.78€ ( comblé par le solde bancaire de 2015).

Le solde actuel au 02/12/2016 est de 1077.06€

Les loyers de la salle ont été réglés à la SCI du Mas de Jaillac. La situation financière est donc saine.

Les prochains investissements concernent l'isolation du "Café associatif", son aménagement, ainsi que la porte de la grange, estimés à environ 2000€ afin de pouvoir l'hiver 2017 démarrer le ciné club et les autres événements qui nécessitent l'aval de la commission de sécurité, afin d'ouvrir le lieu au public.

Nous allons aussi devoir investir dans l'achat d'un bloc puissance de façon à porter à 18 canaux le jeu d'orgue. Cet investissement se monte à environ 500€.

 

 

 

 

 

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Spectacle en 2017

Publié le par Agrithéâtre

Prototype de l'affiche

Prototype de l'affiche

En Mai 1946, le poète Antonin Artaud sort de l’asile de Rodez après neuf années d’internement. Son corps est très affaiblit et son esprit ravagé par des dizaine d’électochocs pratiqués par une psychiatrie encore primitive et balbutiante. Un certain Docteur Ferdière féru de peinture et de poésie s’entiche d’Artaud et noue avec lui une relation étrange.

Ces années d’internement correspondent aux années de guerre, ce qui fait qu’Artaud aura échappé en quelque sorte aux lieux de morts douce, ainsi nommait on les asiles d’aliénés en zone occupée. Ses amis avait en effet préféré un internement à Rodez qui était en zone libre, néanmoins sous contrôle de Vichy, pensant que l’asile de Rodez offrait de meilleurs soins aux aliénés.

Au sortir de Rodez, Artaud va produire une œuvre d’une force et d’une prémonition exceptionnelles. Il cherche le corps de son esprit, devient la langue elle même. Il annonce et dénonce les barbaries à venir. Plus que de la maladie mentale dénoncée par les psychiatres, c’est d’une transe mystique qu’il s’agit.

Réentendre Artaud dans notre époque c’est être saisie du sens de la raison elle même : où se situe la folie désormais, et n’est elle pas de l’autre côté ? Déjà Shakespeare indiquait par ses fous les limites du langage et de la raison, tandis que ses clowns poussaient les limites de la farce aux confins de la souffrance de l’esprit.

Revenir à Arthaud c’est réajuster notre vision du monde, et peut être se voir dans notre obstination à se masquer le vrai sens de la raison et de la liberté.

C’est de sa dernière année d’internement dont il est question dans notre spectacle cette année auquel nous vous invitons dès à présent en Juin :

A compter d’aujourd’hui et compte tenu du travail effectué, il va sans dire ( nous l’écrivons, donc ) que les improvisations et la constructions des acteurs m’impose une direction autre que celle initialement prévue. Le théâtre est avant tout une construction artistique collective et inconsciente. D’autant que la vie d’Antonin Artaud a été sacrifié au sens de la folie, car la folie a un sens autre que celui du discours médical psychiatrique. Ce sens est le sens poétique.

Nous allons nous orienter dans une direction de travail où les acteurs travaillant sur les fous de Rodez ( Manu, Raphaél, Sabine et Marie Pierre) vont « incarner » en quelque sorte car ce mot ést bien sûr inapproprié dans le contexte d’Artaud, la folie du poète. Le corps du poète sera représenté par un procédé marionettique, que marie Yolande mettra au point suivant la direction de la mise en scène. La seule représentation théâtrale précise de la schize d’Artaud ( Schizo en grec veut dire coupé) nécessite d’être hors du shème de la représentation habituelle du personnage Artaud par un acteur ( voir à ce propos les erreurs commises dans les spectacles et films à son sujet ) . Que je joue Artaud ne sera que pour les moments où celui ci est hors représentation, dans des moments de discours normatif, joués ou non par l’être Artaud, et non dans la critique schizophrénique. Je serai le corps soumis au discours médical, la marionnette le cadavre du schizophrène et les fous, la folie critique du schizo.

 

Un travail important devra être accomplis donc par les quatre fous ( d’où le titre du spectacle qui ramène notre travail vers l’improvisation et non la construction narcissique d’un metteur en scène dans sa frustration.

 

Je reconnais m’être lancé, et veuillez m’en excuser, dans un spectacle qui demande une très grande rigueur scénographique et dramaturgique s’il veut atteindre la prétention qu’il se fixe. J’ai totalement confiance en vous. Donc ne stressez pas sur un texte classique ni même sur une mise en scène attendue.

C’est grâce au travail que vous faites et aux idées que vous amenez, et dans leur respect que va se construire notre projet. Je pense que cette créativité est le résultat des trois années passées ensemble.

 

Merci à tous.

 

 

 

 

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Publié depuis OverBlog et Facebook

Publié le par Agrithéâtre

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Agroconcert Apéro dans l'été de l'Agrithéâtre.

Publié le par Agrithéâtre

C'était super ! Bientôt les photos et la bande son !

Agroconcert Apéro  dans l'été de l'Agrithéâtre.

Le duo Sax - Batterie de Thomas Sisqueille et Sébastien Buchholtz nous a offert un excellent moment de Jazz, avec cet apéro d'été à l'Agrithéâtre.

Extrait de répétition

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Nouvelles de Patrick

Publié le par Agrithéâtre

Patrick vous salut tous et a une bonne forme. Le bilan des soins est positif.

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ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam

Publié le par Agrithéâtre

ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam
ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam
ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam
ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam
ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam
ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam
ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam
ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam
ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam
ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam
ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam
ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam
ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam
ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam
ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam
ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam
ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam
ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam
ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam
ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam
ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam
ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam
ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam
ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam
ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam
ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam
ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam
ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam
ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam
ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam
Soirée après la dernière d'Arrobas
Soirée après la dernière d'Arrobas
Soirée après la dernière d'Arrobas
Soirée après la dernière d'Arrobas
Soirée après la dernière d'Arrobas

Soirée après la dernière d'Arrobas

ARROBAS ; Le Diaporama de Claudine Lacam
Dernière image

Dernière image

 

Lorsque Nietsczhe écrit « Zarathoustra », il introduit le concept du surhomme, dans une société en plein bouleversements. Dans le «  gai savoir » il fait dans l’aphorisme 24 un portrait de l’Europe vu sous l’angle de sa souffrance personnelle. L’exactitude en est troublante. L’actuelle situation de cette Europe, est complètement collée à sa vision, à part le fait qu’en Europe, aucun intellectuel, et aucun politique ne le voit, tellement tous sont pris dans l'effet de mode capitalistique, dont ils n’analysent plus l’effet plus que pervers.

Le problème posé par le philosophe n’est pas la question du surhomme, mais bien plutôt celui de la pensée Européenne toute entière. C’est notre propos de tenter de la rendre audible et proche de notre quotidienneté, de façon poétique et respectueuse, dans le poème "Arrobas".

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Les ateliers de L'Agrithéâtre

Publié le par Agrithéâtre

Réunion d'inscription aux ateliers

le 17 septembre à 18h au

 

Mas de Jaillac

Tel le carnaval qu'on brûle, Gargantua s'en est allé ce dimanche 5 Juin. Mais nous le re-travaillerons plus tard et le sortirons de ses cendres. Il nous reste plein d'images, dans le yeux et le coeur.

Et voilà les premières photos.

Le DVD est en voie d'achévement

Les ateliers de L'Agrithéâtre

"Gargantua" Le diaporama de Claudine Lacam

Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
Les ateliers de L'Agrithéâtre
La Dépêche  le  02/06/2016

La Dépêche le 02/06/2016

Télécharger l'affiche en pdf ainsi que le tract

rger l'affiche PDF

Arrobas du mercredi  22 au Samedi 25 à 20h30 

Dernière : Dimanche 26 Juin à 18h

Prototype pour une affiche d'Arrobas

Prototype pour une affiche d'Arrobas

Anomos  va au  bout  de  la terre  avec pour seul bagage une cage où séjourne Arrobas, un oiseau qui se joue des frontières. Depuis la mort de sa  mère  dans  les  camps d’où  elle a fuit avec les siens, Micha veut rejoindre ses frères de l’autre côté du fleuve . Une bureaucratie folle les enferme  dans  des  questions sans réponses, normant les pensées et piétinant leurs plus simples désirs , noyant ainsi les êtres dans des flux d’hommes et de femmes sans destinées . Seul l’oiseau peut franchir le fleuve et donner des nouvelles, mais le soldat qui garde le pont  a même reçu l’ordre de tirer sur les oiseaux.

Avec : Nicolas George

Christine Orero Cabessut

Anne Marie Thomas

Chantal Delluc

Patrick Busserolle

Gilbert Artus

Elisabeth Guerton

Marie Baldy

Gisèle Destruel

Raphael Baron Michel

Manu Calvy

 

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La Roulotte file le train de l'Agrithéâtre

Publié le par Agrithéâtre

La roulotte, ce joli petit canard culturel, joliment conduit par Angélique Garcia, nous fait connaître. Merci à tout ceux qui collaborent à notre projet culturel. Un lieu de non consommation qui se construit avec vous ! 

La Roulotte file le train de l'Agrithéâtre
La Roulotte file le train de l'Agrithéâtre

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Culture : l'Agrithéâtre, une façon de refuser la norme

Publié le par Benjamin S

Il y a de toute évidence en campagne aujourd'hui, plusieurs types de populations sédentaires. La paysannerie, vieillissante, un prolétariat ouvrier généralement constitué de fils de paysans qui continuent d'ailleurs plus ou moins à entretenir la campagne avec les tracteurs des anciens,, des retraités venus des villes, et une population dite néorurale diversifiée cherchant en campagne une qualité de vie, un autre rapport à la nature.

La société rurale est bouleversée par son vieillissement , la disparition de l'agriculture familiale, et l'arrivée de population urbaine, qui "mite" le paysage par des lotissements , installant des lambeaux de ville dans le paysage.

Le rural, celui qui reste, l'autochtone, maintient avec la nature des rapports originaux, parce qu'il a une connaissance familière de son espace, qui est l'espace de son enfance, de sa communauté, de ses loisirs, de son travail encore.

Il existe ainsi un fossé entre le rural et ceux nommés périurbains, primos arrivants, néo ruraux.

Ce fossé peut confiner au racisme, à la réciprocité d'un mépris qui conduit à des replis communautaires, les ruraux excluant toute initiative néorurale, qui bien que bien intentionnée, n'en constitue pas moins une agression de la ruralité. D'ou la conception d'un "avant c'était mieux" qui mène souvent au repli nationaliste comme solution à tout étranger, y compris le citoyen néorural. Il y a bien sur des exceptions, des initiatives qui sont aussi les bienvenues, et cette situation n'est pas aussi radicale que je la décris.

Nous assistons cependant à un carriérisme politique des élus locaux, qui voient dans ce changement des opportunités multiples d'occuper des postes de directions diverses au sein des communautés d'agglomérations qui rognent le rural. Ces élus issus du rural, enfants du Pays, deviennent les fonctionnaires d'une bureaucratie totalitaire, alors qu'eux même décrient celle de Bruxelles. Le citoyen, rural ou néo, finit par voter pour des leurs qui font une politique totalement contraire à leurs souhaits, peut être même inconsciemment, l'argent faisant le reste.

Les aspirations écologiques des générations des années 70 sont avalées par le marketting ambiant de ce siècle, et les annonces comme sortir du nucléaire ressemblent à des mots d'ordre de publicitaires. Sortir du nucléaire voudrait dire sortir d'une consommation énorme d'electricité qui actuellement ne parait pas réaliste. Il faudrait alors entièrement repenser un fonctionnement social avec sa production ses échanges et sa place dans un avenir planétaire résoluement tourné vers le vivant et l'éros.

Nous sommes à l'aube de tactiques génocidaires résolument modernes, issues du nazisme, et d'une gestion privée des territoires. A savoir de la mise en place d'une misère humaine contrôlée, et d'une expropriation totale du sol, et du sous- sol. Donc pour la première fois dans l'histoire d'un totalitarisme bureaucratique robotisé, coupant l'homme de son être homme et de son origine. Donc de toute culture.

C'est de palier à cette dérive dont il est question dans ce blog, à travers des initiatives culturelles nouvelles, sérieuses et collectives. Refuser le morcellement des liens. Reconsidérer des utopies infantiles pour aller vers des projets visant à se réapproprier le bien commun, en dé- territorialisant le politique, et en se faisant les auteurs de notre gouvernance, de l'éducation, de la culture, du sol, de toutes nos énergies, sans concessions à un marché mondial du non sens.

Construire un théâtre en rase campagne, dans une grange qui n'accueille plus ni foin ni machines, ramener de la vie dans des hivers longs, cela devrait il être soumis à des autorisations administratives particulières ?

Refuser la norme c'est créer de la vie.

Benjamin S.

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Ne nous méprenons pas sur mes termes et sur celui de norme en particulier.

Ne nous méprenons pas sur mes termes et sur celui de norme en particulier.

 

Un grand homme de théâtre que j’ai eu la chance de  croiser, puisque je suivais ses cours à Ivry, Antoine Vitez, à la belle époque où il professait dans les banlieue populaires, cet homme de théâtre a dit : élitaire pour tous. Un théâtre qui élève la pensée en quelque sorte, et fait pour tous,  à savoir : un théâtre populaire. Le théâtre bourgeois lui, est bourré de références au théâtre lui même, et c’est de la connaissance de ces références que jouit le spectateur de l’élite. Et non d’un acte poétique constituant du lien et une culture ( ce qui est un pléonasme).

Quand je dis être hors normes cela signifie que je souhaite, en tant que conseiller artistique de l’Agrithéâtre,  un lieu culturel très éclectique, avec une pensée en marche. Notre civilisation occidentale se trouve à un tournant qu’il est bon de « penser », il nous est nécessaire et vital de poser les bases d’une réflexion sur l’époque et peut être même ( et surtout ) sur nos origines. Notre « Lot » est très approprié à cela puisque foisonnant d’art pariétal. Gainsbourg disait « sous le soleil exactement, pas à côté, pas n’importe où, juste en dessous ». Et ici, nous sommes à cet endroit de l’humanité, un endroit idéal pour réfléchir à nos devenirs,  et y entamer une nouvelle transmission, pour d’autres générations. Il semble incontournable qu’une mutation soit en cours, et la jeunesse elle même n’est pas toujours préparée à penser cette mutation, les vieux encore moins. Peut être que certains artistes et intellectuels de terrain pourrons nous y conduire, et c’est notre projet.

Donc être hors normes, c’est ne pas suivre cette uniformisation de l’être que la production consumériste nous propose. Mais proposer des échanges libres,   hors normes donc, un poulet qui n’est pas lavé au javel par exemple, un débat sur la mort, l’avenir du numérique,  de l’écriture, parce que le principe de précaution visant au risque zéro est un mensonge, et que ce que les lobbies de l’image nous conduisent à penser ne sont que des techniques de soumission à une dictature bureaucratique mondialisée, par précisément le concept de norme.

Le concept de norme ne fait que prétendre répondre à une question plus complexe qui est celle de l’angoisse.

Refuser la norme c’est :

Résister à  la dictature bureaucratique

Ne pas se soumettre à des obligations stupides, que font appliquer les agents d’un système qui n’a plus de sens.

Se réapproprier le bien commun

Reconstruire notre espace social sur des bases d’échange dont l’évaluation est libre.

Quitter la loi dite du marché qui n’est que la loi des puissances boursières.

 

Quitter la norme est un projet politique qui demande du sérieux du courage et une conscience. C’est aller vers une autonomie de l’être et non son atomisation.

 

 

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