Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Regard sur l'été

Publié le par Agrithéâtre

Regard sur l'été

Un excellent moment passé à Jaillac avec Jean Cooren1 et son épouse Paule, que nous avions invités aux représentations de la cravate bleue, mais qui n’ont pu se libérer pour venir. Nous avons échangé autour du projet de l’Agrithéâtre et des conditions de la psychiatrie actuelle.

Jean a apprécié le texte à default d’avoir vu le spectacle, et m’a encouragé à le faire éditer. Il m’a également fait part de sa pratique d’ateliers de lectures à voix haute de textes philosophiques et invité à essayer la chose dans l’Agrithéâtre. Ce ne sont pas des lectures explicatives, mais plutôt la mise en route de la parole des uns et des autres, façon peut être de voir germer les entours d’une démocratie à construire, hors de ces normes et des spécialistes qui s’en font les prosélytes et qui tuent notre créativité au nom de Dieu sait quelle sécurité.

Si le projet « Artaud » a dérangé les esprits cette année, il a montré que e lieu Agrithéâtre nécessite une véritable réflexion théorique et participative sur son sens et sa gestion, et sera le projet de l’année à venir. La « gestion » par le bureau est certes très sérieuse, mais le sens de l’association n’est pas cohérent et la participation de ses membres insuffisamment motivée, par manque certain de clarté quant au but.

L’incompréhension dont a fait preuve le spectacle de la part des acteurs demande un temps de réflexion sur le travail accomplit en quatre ans et sa limite dans le cadre de l’amateurisme théâtral. Je souhaiterai pour ma part que la convivialité initiale se transforme en pensée responsable autour des problèmes de sociétés que nous traversons. Se retrouver est nécessaire, et parler une impérieuse nécessité pour je pense chacun et bien sûr moi même..

On peut toujours diaboliser un metteur en scène, l’exclure, le bannir, mais cela est très puéril comme pratique. En dépasser le cadre demande d’être plus adulte.

 

Passez une bonne fin d’été.

 

NOTA : Les ateliers spectacle ne reprendront qu’en octobre 2019 avec un projet de comédie.

2018 sera consacré à une restructuration du projet.

 

 

1 - En ce qui concerne Jean Cooren, chacun peut aller voir sur internet ses livres et sa direction de penser. Pour ceux que ça intéresse, bien sûr.

Voir les commentaires

Apéro concert de l'été

Publié le par Agrithéâtre

Venez Nombreux à Mechmont

Il y a une collation après le spectacle 

 

Composition originale du groupe

Major Bug

pour l'église de Mechmont le 21 Juillet à 18h30

Apéro concert de l'été

Peu de monde et un magnifique concert. Domage. Mais quelle musique et quels musiciens. A deux ils jouaient comme Dix !

Apéro concert de l'été
Apéro concert de l'été

Voir les commentaires

Photos du spectacle "La cravate bleue "

Publié le par Agrithéâtre

Photos du spectacle  "La cravate bleue "
Photos du spectacle  "La cravate bleue "
Photos du spectacle  "La cravate bleue "
Photos du spectacle  "La cravate bleue "
Photos du spectacle  "La cravate bleue "
Photos du spectacle  "La cravate bleue "
Photos du spectacle  "La cravate bleue "
Photos du spectacle  "La cravate bleue "

Voir les commentaires

Critiques diverses sur la cravate bleue

Publié le par Agrithéâtre

Critiques diverses sur la cravate bleue

Une critique.

Quelques observations : Artaud a été interné durant neuf années dont trois à Rodez. Ensuite il n'y a que quatre fous dans la pièce, Crassac en compte huit ce qui est tout à l'honneur des acteurs qui les jouent, merci Jean Louis Crassac, mon moral remonte.

D'une manière générale nous avons d'excellentes critiques des spectateurs, à part ceux bien sûr qui attendent du théâtre l'insipide amusement que dénonce Artaud.

Mais nous sommes loin de changer de civilisation, encore quelque milliards d'années et nous serons sauvés.

Critiques diverses sur la cravate bleue

L'Agrithéâtre censuré par la dépêche du midi

Je donne à lire ci joint un mail de Jacques Destruel, qui nous fait part de l'intégrale de son article que la dépêche a censuré. Edifiant sur la presse et la place prise par la culture désormais.

 

Benjamin,

Modeste correspondant pour la presse locale, j’ai fait l’annonce des représentations à venir pour la DDM (qui m’a sollicité) ainsi que pour la VQ (en accord avec C. Lacam). Si la parution de la VQ a bien eu lieu, il semble que la DDM l’ait zappée malgré une relance de ma part....

J’ai donc assuré le compte-rendu pour le compte de la DDM et me suis abstenu pour la VQ, ayant appris que cette mission était réservée...

Je ne prétends pas être au rang d’un critique littéraire, théâtral ou artistique. Je tente cependant de livrer un compte-rendu le plus juste, le plus sincère. C’est difficile de le faire en moins de 1 200 caractères (c’est l’un des formats d’articles DDM). Craignant la concurrence des législatives ainsi que la survenance d’un record de pêche ou encore la cueillette surprise de cèpes (qui exigent de l’espace), j’ai opté sur un article de 1 200 caractères sans photo afin d’échapper aux coupes sombres d’un censeur prenant conscience de ma sobriété d’exposition.

L’article est paru aujourd’hui, étriqué sur une colonne et bien caviardé au point que ma frustration me fait me justifier en livrant ci-dessous le texte intégral. Je vais encore réagir auprès de la rédaction, mais je sais que ce sera en vain...

Nous avons passé une bonne soirée de théâtre et j’ai bien perçu qu’il en était de même pour l’ensemble du public.

Bien cordialement,

Jacques Destruel

 

Leçon de vie à l’Agrithéâtre

 

B. Sisqueille trace son sillon à Francoulès avec l’Agrithéâtre, lieu de partage et de réveil de nos consciences. Ce lieu culturel “qui se construit avec vous” est en effervescence du 11 au 17 juin avec les représentations à guichet fermé de la dernière pièce écrite et mise en scène par B. Sisqueille jouant le rôle d’A. Artaud dans “La cravate bleue”. Les spectateurs sont confrontés à l’univers d’un asile ruthénois en 1946 dans lequel A. Artaud est interné depuis 3 ans. La folie sous ses divers aspects échappe à la raison en dehors de laquelle il n’y a pas de salut pour le commun des bien-pensants cartésiens. Où se trouve la frontière entre le génie artistique et créatif et la folie ? Alors que nous sommes rassurés par ce qui est convenu, prévisible, l’artiste existe s’il dérange. Le thème n’est pas réjouissant, l’ambiance est plutôt sombre, mais le traitement du sujet, le jeu exigeant des acteurs, la mise en lumières ont séduit le public et l’ont amené à partager l’impartageable. Les consciences réveillées des spectateurs restés sur le parvis ont longuement tissé des échanges. Cette mission que s’est donné B. Sisqueille est encore pleinement accomplie. Chapeau les artistes !

Voir les commentaires

VIDEO du Spectacle - Extraits

Publié le par Agrithéâtre

Début du spectacle

Acte 1 scène 5

Voir les commentaires

Epilogue pour un internement artistique

Publié le par Agrithéâtre

Epilogue pour un internement artistique
Epilogue pour un internement artistique
Epilogue pour un internement artistique
Epilogue pour un internement artistique

Il y a quelque chose de l'épuisement des forces qui me passionne, me porte sans cesse.
Voir que la jeunesse d'aujourd'hui est la même que celle d’hier, que l'on a cette innocence, celle qui sait ne s'apercevoir de rien, celle qui continue à découvrir, parce que nous les prétendus adultes, au lieu de dépasser nos limites, nous avons territorialisé la peur de vivre dans l'espace de nos petites jouissances, toujours les mêmes. Sans jamais réaliser que l'invention de nos prétendus possibles n'était que la répétition inlassable de nos échouages infinis.
Voir que nos corps n'en peuvent plus de se prouver l'éternité de la transmission, avec en plus la perversité des sociétés que nous avons délégué pour assurer la pérennité de nos orgueils.

J'en reviens à Artaud et à la folie de son sacrifice.

Me dire que le théâtre est encore ce lieu où un sacrifice reste visible et entendable. Et que le cri de l'acteur ne doit et ne peut être entendu que dans le vacarme de nos certitudes. A moins, ne plus vivre me semble une solution raisonnable.

Voir les commentaires

Publié depuis Overblog

Publié le par Agrithéâtre

Voir les commentaires

L'Agrithéâtre censuré par la dépêche du midi

Publié le par Agrithéâtre

Je donne à lire ci joint un mail de Jacques Destruel, qui nous fait part de l'intégrale de son article que la dépêche a censuré. Edifiant sur la presse, les élections, et la culture.

Benjamin,
Modeste correspondant pour la presse locale, j’ai fait l’annonce des représentations à venir pour la DDM (qui m’a sollicité) ainsi que pour la VQ (en accord avec C. Lacam). Si la parution de la VQ a bien eu lieu, il semble que la DDM l’ait zappée malgré une relance de ma part....
J’ai donc assuré le compte-rendu pour le compte de la DDM et me suis abstenu pour la VQ, ayant appris que cette mission était réservée...
Je ne prétends pas être au rang d’un critique littéraire, théâtral ou artistique. Je tente cependant de livrer un compte-rendu le plus juste, le plus sincère. C’est difficile de le faire en moins de 1 200 caractères (c’est l’un des formats d’articles DDM). Craignant la concurrence des législatives ainsi que la survenance d’un record de pêche ou encore la cueillette surprise de cèpes (qui exigent de l’espace), j’ai opté sur un article de 1 200 caractères sans photo afin d’échapper aux coupes sombres d’un censeur prenant conscience de ma sobriété d’exposition.
L’article est paru aujourd’hui, étriqué sur une colonne et bien caviardé au point que ma frustration me fait me justifier en livrant ci-dessous le texte intégral. Je vais encore réagir auprès de la rédaction, mais je sais que ce sera en vain...
Nous avons passé une bonne soirée de théâtre et j’ai bien perçu qu’il en était de même pour l’ensemble du public.
Bien cordialement,
Jacques Destruel
 
 
Leçon de vie à l’Agrithéâtre
 
B. Sisqueille trace son sillon à Francoulès avec l’Agrithéâtre, lieu de partage et de réveil de nos consciences. Ce lieu culturel “qui se construit avec vous” est en effervescence du 11 au 17 juin avec les représentations à guichet fermé de la dernière pièce écrite et mise en scène par B. Sisqueille jouant le rôle d’A. Artaud dans “La cravate bleue”. Les spectateurs sont confrontés à l’univers d’un asile ruthénois en 1946 dans lequel A. Artaud est interné depuis 3 ans. La folie sous ses divers aspects échappe à la raison en dehors de laquelle il n’y a pas de salut pour le commun des bien-pensants cartésiens. Où se trouve la frontière entre le génie artistique et créatif et la folie ? Alors que nous sommes rassurés par ce qui est convenu, prévisible, l’artiste existe s’il dérange. Le thème n’est pas réjouissant, l’ambiance est plutôt sombre, mais le traitement du sujet, le jeu exigeant des acteurs, la mise en lumières ont séduit le public et l’ont amené à partager l’impartageable. Les consciences réveillées des spectateurs restés sur le parvis ont longuement tissé des échanges. Cette mission que s’est donné B. Sisqueille est encore pleinement accomplie. Chapeau les artistes !

Cher monsieur Destruel,

L'artiste dérange un ordre établit des choses. Il se trouve qu'Antonin Artaud répond dans le spectacle lui même à ce genre de censure. Qui est plus de l'inculture que l'obligation territoriale conservatrice d'une presse régionale. 

En effet, réveiller la conscience est la fonction du théâtre et je m'y emploie depuis plus de trente ans dans mon métier, ce qui m'a conduit à refuser "la carrière" qui demande des compromissions politiques. Je pense que si je faisais partit de la mafia théâtreuse Lotoise, ce problème n'aurait pas eu lieu.

 

Merci de votre participation pour une presse non censurée.

Voir les commentaires

Publié depuis Overblog

Publié le par Agrithéâtre

Voir les commentaires

Dir Lot Parle de nous

Publié le par Agrithéâtre

Dir Lot Parle de nous
Dir Lot Parle de nous

L'an dernier la fin de gargantua était marquée par l'utopie de l'Abbaye de Thélème.  L'Utopie fait sens . Rabelais sortait du moyen âge et inventait un lieu d'une formidable modernité, Thélème, l'université libre, ouverte à tous, où la culture pratiquée dans la joie et l'éros, permettait de sortir de la terreur de l'inquisition. 
Il est à noter aujourd'hui que l'époque aculture l'être, et que la société perd son sens pour ne plus relier les hommes que par la consommation de biens inutiles à faire sens, sous le fallacieux prétexte de communiquer.
Alors oui le sens de la vie passe par l'utopie, parce que l'utopie crée du sens à savoir ce qui aujourd'hui fait absolument défaut à nos vies.
Il faut qu'aujour d'hui les hommes reconstruisent des espaces publics hors institutions, afin de se retrouver dans des partages libres. L'Agrithéâtre a cette prétention, et à cette fin il faut absolument que chacun propose et aide à ce possible avant que nous ne puissions plus même parler dans la rue sans être incarcérés pour terrorisme.

Voir les commentaires

1 2 > >>