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Nos réflexions sur le monde, mais d'où partent elles ?

Nos réflexions sur le monde, mais d'où partent elles ?

 

Cet article fait suite à la chronique du 09 octobre 2025 ( lecture peu recommandable )

 

 

Je reste convaincu de la vision Leibnizienne du monde, et part de son « point de vu » pour me risquer à une interprétation. Sans aucun antisémitisme même sous entendu. 
Il y a une sorte de parallèle entre la question Juive, et la question Américaine. Mais ces parallèles ont tendance à se rejoindre. Une tendance à la conicité, mère des grandes figures mathématiques, fait que nous prenons pour réalité ces figures et les investissons d’un pouvoir infini. Les mathématiques. Alors que seule la voie du cylindre est infinie. Nous avons du mal à quitter les coniques pour atteindre le cylindrique qui est, par essence, spirituel. 
Voilà le point de vu.  Mais revenons à la question Juive. Et son corollaire Américain. Le Juif se définit comme peuple de l’écriture, ce n’est pas rien, d’autant que dans l’ancien testament Dieu et la parole ne font qu’un. « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu ; Elle était au commencement avec Dieu ; Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle »
Et le peuple de la « parole » passa à l’écriture. Cet acte est d’une radicalité totale. Il s’agit ni plus ni moins que de l’installation d’une temporalité désormais mesurable, quantifiable, et d’un pouvoir d’une immense puissance. Celui des Lois et de leur transgression, du contrôle de la vérité, d’une justice et de ses abus. Et le peuple Juif, par l’exégèse incessante du « texte », constitue, en attribuant des valeurs aux lettres du texte un lien communautaire par la construction d’une pensée radicalement élitiste,  lui conférant une puissance mystique, méta historique, et une mission Divine celle même de réparer le cosmos. 
Ce passage du verbe à l’écrit, du mystique au matérialisme, du cylindrique au conique par la Kabbale juive conduit ce peuple, à se penser élu de Dieu et à se placer, par sa mission, littéralement au dessus des lois humaines. Ce qu’accomplissent Netanyahou et Trump. La mission du peuple élu est de remettre de l’ordre, celui d’Israel, et c’est dans le texte. Et ils remettent de l’ordre. Mais de quel ordre s'agit il ? L'opposition radicale de cette vision Biblique avec les idées démocratiques des lumières et insoluble. Là est le nœud du conflit actuel. Quant à l’Islam et la pensée Chinoise, il nous faudra encore repenser les choses pour en parler. Mais là encore les points de vus sont très éloignés, Il y a de incompréhensible pour ces pensées. 
Gageons que peut être un jour des philosophes moins englués dans leurs académismes se pencheront sur ces questions.

Je terminerai cette réflexion Kabbalistico-Leibnizienne, en rappelant la conférence de Georges Steiner lors du déménagement de la Bibliothèque nationale de France, « Shakespeare, livre trope du monde », dans laquelle ce philologue nous rappelait que c’est à l’époque de Shakespeare que la Bible commençait à être  traduite, et Steiner situe l’œuvre de Shakespeare comme un « trope biblique », une autre bible du monde en quelque sorte. Le théâtre, rappelons le encore, est aussi l’art de la parole, d’une autre parole, souvent de celle des morts. Et sa pratique il est vrai nous sensibilise particulièrement à voir le monde avec une autre acuité que celle d’une opinion vulgairement consensuelle.   

 

Notes :1 -  Lorsque le Saint, Béni soit-Il, créa le monde, il le fit par le pouvoir secret des lettres.
Zohar IV, 151b

 


 

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